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Pourquoi je ne me trouve jamais assez bien? Rose en demande toujours plus à elle-même. Quand le perfectionnisme épuise

26 juin
2 min de lecture

Rose a relu son mail cinq fois avant de l'envoyer. Le soir, elle ne se souvient pas des trois dossiers bouclés, mais de la phrase un peu maladroite dite en réunion. Personne ne l'a relevée. Elle, si.

De l'extérieur, elle réussit. De l'intérieur, elle court après une barre qui monte dès qu'elle s'en approche.


Ce qui se passe quand on est perfectionniste

Le perfectionnisme, ce n'est pas le goût du travail bien fait. C'est un système où votre valeur dépend entièrement de votre performance. Du coup, chaque réussite est classée « normale, ça ne compte pas », et chaque imperfection est retenue et rejouée. Une comptabilité truquée : on n'inscrit que les pertes. Et ça épuise, parce qu'il n'y a jamais de moment où l'on a assez fait.


Ce qui aide à sortir du perfectionnisme

Décider « d'être moins exigeante » ne marche pas c'est une exigence de plus. Ce qui aide vraiment :

  • Le soir, notez une chose qui a fonctionné. Pas pour vous féliciter : pour réparer une mémoire qui n'enregistre que les ratés.

  • Séparez la tâche de la personne. Un mail imparfait ne fait pas une personne qui vaut moins.

  • Testez l'imperfection en sécurité. Un message envoyé sans le relire dix fois. Observez ce qui se passe ensuite : le plus souvent, rien.

Ce perfectionnisme se nourrit souvent d'autres mécanismes proches : si le soir votre cerveau refuse de s'éteindre ou si vous ressentez cette fatigue floue qu'on n'arrive pas à nommer, ils fonctionnent souvent ensemble.


Si vous vous êtes reconnu(e)

Le perfectionnisme a presque toujours une histoire : il s'est installé tôt, pour protéger quelque chose. Comprendre d'où il vient, c'est commencer à s'en libérer sans rien perdre de votre exigence là où elle vous sert.

En tant que psychopraticienne à Épinay-sur-Orge, en Essonne, j'accompagne souvent des personnes que ce fonctionnement épuise. Si Rose vous ressemble, on peut en parler en consultation.


Questions fréquentes

Le perfectionnisme est-il un trouble psychologique ? Non, ce n'est pas un trouble en soi. C'est un fonctionnement qui peut devenir souffrant quand il épuise, génère de l'anxiété ou empêche d'agir. C'est à ce moment qu'un accompagnement est utile.

Peut-on se débarrasser du perfectionnisme ? On ne le supprime pas, et c'est tant mieux : bien dosé, il est une force. Le travail thérapeutique consiste à désamorcer sa part toxique celle qui lie votre valeur à votre performance tout en gardant votre exigence là où elle vous sert.

 
 
 

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